N.Y.H.C. Frank Pavich tarafından yönetilen, 1990’ların ortalarındaki New York hardcore sahnesini konu alan esaslı bir belgesel yapımdır. Çekimleri 1995’in ortalarında tamamlanan belgesel ilk olarak 1999’da Pavich tarafından VHS olarak yayımlandı.
Belgesel Aralık 2007’de HALO 8 Entertainment tarafından dağıtım için satın alındı ve 25 Mart 2008’de iki disklik özel edisyonuyla yeniden yayınlandı. İkinci diskte orijinal belgeselden on yıl sonra çekilen “Where Are They Now?” röportajları, Vision of Disorder, Madball, 25 ta Life, 108, No Redeeming Social Value, District 9 ve daha fazlasının tüm şarkılarının canlı performanslarının yanı sıra Lou Koller (Sick of It All) ve Toby Morse (H2O) ile yapılan yeni röportajlar da dahil olmak üzere daha önce yayınlanmamış birçok görüntü de yer alıyor.
Lord Ezec aka Danny Diablo had since moved to LA, where he is interview at his house right on Pico Union (also the stompin grounds of the notorious Psycho Realm).
“A fantastic gem.” -Slap Skateboard Magazine
N.Y.H.C. is the first feature-length documentary to explore the New York Harcore music scene. Drawings its roots from punk rock, hardcore evolved into a dedicated, self-contained movement, unconcerned with success in the mainstream. The documentary follows seven bands in the summer of 1995, ranging from Bronx inner-city youth to Long Island suburbanites to Hare Krishna devotees. N.Y.H.C. is a surprisingly in-depth and non-exploitive look into a vital and often neglected music community.
N.Y.H.C. 1995 Documentary
Directed by Frank Pavich, hardcore documentary N.Y.H.C. is slated for release by Halo-8 Entertainment as a two-disc DVD on March 29. The vanguard film, which chronicles hardcore punk subculture, was originally distributed as an underground VHS tape in 1999.
The film traces seven bands, originating from different parts of New York, during the summer of 1995. Featured on the original video are interviews with key hardcore musicians Jimmy Gestapo (Murphy’s Law), John Joseph (Cro-Mags), Lord Ezec (Crown of Thornz, Danny Diablo), Roger Miret (Agnostic Front), Rick ta Life (25 ta Life), Vic DiCara & Rasaraja das (108), and Freddy Madball (Madball).
Interrview with Puerto Rican Myke of District 9 / Skarhead.
New material, shot by Pavich for the second disc, includes a Where Are They Now? featurette, a retrospective look at old concert venues, and previously unreleased live performances by VOD, 108, Madball, 25 ta Life, and Crown of Thornz.
Recent releases on alternative indie distributor Halo-8 Entertainment include Your Mommy Kills Animals, Threat, and Punk Rock Holocaust 2.
Décembre 2008, dans Crachoir n° 3, graphzine d’Yvang, l’illustrateur Fredox s’empare d’une star du photo-roman pour adultes des années 1960, un génie du crime habillé d’un collant-squelette et d’une cagoule-tête de mort, venu d’Italie et rebaptisé Satanik en France. Il incorpore les silhouettes originales du personnage dans un montage numérique intitulé Satanik à Lourdes. Dans Holideath,il décide de prendre lui-même la pose, enfilant une combinaison intégrale cousue sur mesure dans du tissu noir pour maillot de bain, sur quoi il a peint les os d’un squelette à sa morphologie. Il ajoute deux cornes au crâne, empruntées au diable farceur pareillement vêtu que Segundo de Chomon avait imaginé en 1907 dans Satan s’amuse. Fredox devient Satanox, renonce à la narration du roman-photo et propose 240 images au format paysage de ses multiples destinations à travers le globe. Cet album de voyage n’est pas celui d’un touriste ordinaire. Satanox arpente les sites industriels, les hangars et souterrains fissurés, les baraquements sales, les casse-autos et les crématoriums. Près des charognes et dans les ossuaires, il pose, satisfait, se gaussant des champs de bataille de Verdun, de la ville fantôme près de Tchernobyl, d’une fabrique de cercueil en Inde, des crocs d’une chambre froide à Barcelone. Il entre comme un démon dans des lieux interdits au public, se glisse dans un trou de grillage pour rapporter ses photos de vacances, visions d’apocalypse, sur fonds de menace nucléaire et de barbelés, poésie macabre chère à l’auteur des Dossiers noirs de l’histoire. Satanox est un anthropologue de la dévastation, au rictus goguenard, fumant et buvant des bières dans les ruines d’une planète-dépotoir. Un urinoir effondré, une carcasse de bus renversé en Thaïlande, une ancienne usine de charbon à Montceau-les-Mines, des transformateurs électriques en Turquie, un corbillard de pompes funèbres à Mexico le divertissent autant qu’un combat de catch féminin à Cuernavaca. Il nargue les vierges de cimetière et se moque de l’orgueil des hommes, escaladant le sommet de la Bouzloudja, à 1 441 mètres d’altitude, pour photographier la salle de congrès décatie du parti communiste bulgare, folie de béton mosaïqué aux allures extraterrestres. Satanox, joyeux contemplatif du délabrement, donne à ses clichés touristiques les couleurs rouge et cyan des anaglyphes. Ses doigts d’honneur menacent nos pupilles et les gravats n’en sont que plus barbares. Holideath, « vacances de la mort », vendu avec sa paire de lunettes 3D, est une production ludique du Dernier Cri.
Holideath, de Fredox. Le Dernier Cri, Marseille, 2021.
Christophe Bier, émission Mauvais Genres du 21 mai 2022, France Culture.
Fredox ‘Satanox’ Holideath 2021
Graphiste chez un couturier de renom, Fredox «graphe» aussi pour son fanzine, «Stronx», des horreurs contaminées à la société postindustrielle : personnages atteints de peste bubonique, trisomiques hypersexués, vampspiercées au boulon de 12 ! Un univers délirant de maniaque du détournement graphique et sexuel…
PENTHOUSE: Pour vos détournements d’images, vous avez été influencé par qui ? Bazooka ? Les groupes situationnistes ?
Fredox: Bazooka, c’est évident, bien que j’ai découvert ça assez tard. Idem pour les situationnistes. Sinon Witkin, un photographe qui travaille avec des cadavres ou des gens handicapés… J’adore ! Quand je suis tombé là-dessus, j’ai vraiment pris une grosse baffe. A part que lui, il est barré mysticisme catho et moi pas du tout.
Je ne sais pas si c’est délibéré, parce que j’ai toujours eu ça dans la tête… Quand j’étais mioche, je ne faisais pas encore de collages, plutôt des dessins, toujours des vampires, des pendus… Ça me faisait flasher!
Fredox ‘Satanox’ Holideath 2021
Le Grand-Guignol Vivant
“Fredox. manipulateur d’images, adepte du photomontage, apparait dans le graphzine Stronx et rejoins ensuite le Dernier Cri.Satanox Holideath est un recueil de photos de vacances de Satanox, personnage enigmatique habillé en squelette, entièrement en “relief”, utilisant le procédé stereoscopique de l’anaglyphe (imprimé en bichro). Chaussé des lunettes magiques rouge et bleu nous plongeons, à travers une vingtaine de pays, dans des contrées touristiques désolées, explorant zones irradiées et petits trésors d’architectures délabrées. Un vibrant hommage aux congés payés.” -Fedrigoni
Because if you turn on your TV for the 8 o’clock news and you see Bosnia, Rwanda or Gaza City it’s 10,000 times trashier!
Ça correspond à des fantasmes, à des frustrations ?
On me dit que ce que je fais est trash. Je le comprends mais ça me paraît débile. Parce que si vous allumez votre télévision pour le 20-heures et que vous tombez sur la Bosnie ou le Rwanda, c’est 10 000 fois plus trash! Je montre des mecs atteints de tumeurs énormes, malades au dernier degré, mais quand vous savez que 90 % des gens meurent de maladie, qu’y a-t-il de choquant là-dedans? Et puis la maladie, les gros boutons, les pustules, ça a un côté comique, Grand-Guignol. Peut-être que j’exorcise ma trouille de la maladie en la poussant jusqu’à ses dernières limites.
Comment fabriquezvous vos mongoliens de papier ?
Avec des ciseaux et de la colle, et je finis le tout à l’ordinateur. J’ai beaucoup de mai à trouver de la matière première, c’est-à-dire des images intéressantes! Heureusement, il y a des potes qui pensent à moi. Tenez, il m’est arrivé de détourner une photo de « Newlook » qu’on m’avait mise de côté. Mais il ne faut pas leur dire… [Rires.]
A collection of hellishly graphic and generally gruesome compilations of images depicting every nightmare any drug-addled, criminally insane human ever experienced. This stuff is like H.R. Giger on krokodil, sampling Hannibal Lector’s menu and blessed with Quentin Tarantino’s self-control. “Weird” doesn’t begin to describe it. Even “vile” and “disgusting” and “repugnant” don’t really do it justice. Let’s just say it’s not for the squeamish. Or your mother. Or anybody under 18. Or over 18. Or 18 bang on. It’s probably what Jeffrey Dahmer’s flipping through in Hell. Fredox ‘Dossiers Noirs de l’histoire’
Projection du film “MONDO DC” pour le 25ème anniversaire du DERNIER CRI, à Montréal , au “Antheism Space, le 5 octobre 2019
Comme on dit dans ces cas-là : âmes trop sensibles s’abstenir !
Un nom qui évoque, au choix, ce qui se fait de mieux dans une discipline ou l’ultime soupir avant de rendre l’âme. Un atelier de sérigraphie né en 1993 des cendres du mouvement “undergraphique” français, et qui résiste encore à la gentrification dans une friche marseillaise. Trois décennies d’artisanat exigeant et intransigeant. Un univers graphique bizarre au croisement du comics, de l’art brut et de l’épouvante. Un laboratoire qui suinte l’odeur de l’encre et dont sortent par centaines fanzines, posters et livres remplis de dessins hétéroclites jaillissant à votre figure en provenance directe de perturbations neuronales de tous les coins du monde. Un siphon de couleurs criardes qui tapisse les murs et remplit les écrans d’images se mettant à bouger, turbulentes, rapides. Bien vivantes, en tout cas, comme l’est ce collectif définitivement immunisé contre les modes, le bon goût et les affres du temps… Comme on dit dans ces cas-là : âmes trop sensibles s’abstenir ! -NOVA Cueillir La Mort / Expo 2025
Fredox ‘Satanox’ Série Holideath 2021
ENCONTROS GRAFICOS !!
Fredox ‘Satanox’ Série Holideath 2021
D’autres références graphiques que « Newlook » ?
Ça peut être n’importe quoi, même «Marie Claire», s’il y a dans une photo un élément graphique qui m’intéresse. J’adore les revues de bricolage, avec tous ces mecs qui brandissent des marteaux. Je les découpe et ils me servent à fracasser quelques crânes. Des rondelles de boulons vont me servir à faire des soucoupes volantes…
Et ces plaies atroces que vous collez sur le visage ou le corps de vos personnages ?
Ça vient de canards médicaux. Parfois ce ne sont pas de vraies plaies, mais des imitations en cire, c’est encore plus impressionnant.
Et le côté piercing… avec des boulons ?
Dans le monde de la mode, le piercing est très branché, avec tout un côté glamour. A force, vous finissez par avoir envie de trasher tout ça !
Les phallus énormes, c’est un complexe ?
Celle que vous voyez là, à la place de la tête du type, c’est pas une bite, c’est un moignon de bras ! Les bites, c’est pour le roman-photo à l’eau de rose, pour casser l’air idiot et béat des personnages. Et pour ça, rien de tel qu’une bonne bite monstrueuse qui leur sort inopinément par la braguette…
Fredox ‘Satanox’ Série Holideath 2021
DC MANILA Le Dernier Cri exhibit, 2025
A name that evokes either the very best in a discipline or the last breath before giving up the ghost. A silkscreen workshop born in 1993 from the ashes of the French “undergraphic” movement, and still resisting gentrification in a Marseilles wasteland. Three decades of demanding, uncompromising craftsmanship. A bizarre graphic universe at the crossroads of comics, art brut and horror. A laboratory oozing with the scent of ink, from which hundreds of fanzines, posters and books filled with heterogeneous drawings gush into your face straight from neuronal disturbances all over the world.
Bugün, Green Day, Rancid gibi bu camiadan çıkan birçok grubu biliyoruz, ancak onların bu başarısı buzdağının sadece görünen bir kısmı; aslında bu ilham verici hikayenin kökleri yeraltının derinliklerine kadar uzanıyor.
TURN IT AROUND: THE STORY OF EAST BAY PUNK, Berkeley’in ilham kaynağı 924 Gilman Street müzik kolektifinin ortaya çıkışına odaklanarak California Bay Area’nın 30 yılı aşkın punk müzik tarihini kapsıyor. Corbett Redford tarafından yönetilen, Iggy Pop tarafından anlatılan ve Green Day tarafından yapımcılığı üstlenilen Turn It Around: East Bay Punk’ın Hikayesi, bu canlı hikayeyi çok çeşitli seslerden ve bakış açılarından yararlanarak gelmiş geçmiş en ünlü ya da en kötü şöhretli punk gruplarının birçoğunun müziğine yer verecek şekilde genişçe ele alıyor.
A documentary spanning over 30 years of the California Bay Area’s punk music history with a central focus on the emergence of Berkeley’s inspiring 924 Gilman Street music collective.
Turn It Around: The Story of East Bay Punk
East Bay hikayesi, başlangıcından itibaren punk rock ile şekilleniyor, mücadeleleriyle devam ediyor ve bugün bile etkili olmaya devam eden çoksesli bir zafere ulaşıyor.
East Bay Punk’ın Hikayesi, Kuzey Kaliforniya’nın 1970’lerin sonunda ortaya çıkan ve politik felsefesiyle gürültülü, yoğun ve otorite karşıtı bir müzik olan punk rock’ın evrimsel sürecini araştırıyor. Dead Kennedys, Avengers ve Flipper gibi erken dönem San Francisco Körfez Bölgesi punk öncülerinin yanı sıra Maximum Rocknroll fanzini de bu yeraltı punk hareketinin küreselleşmesinde yardımcı olmuştur.
Bir zamanların canlı yerel sahnesi şiddet, yozlaşma ve ırkçılıkla çalkalanırken, Doğu Körfezi’nin köprü altı çocukları, bölgenin radikal düşünce geleneğini de sahiplenerek anti-otoriter ve eğlenceli bir punk tarzı yarattılar ve bu duruma karşılık verdiler. Berkeley’de tamamen gönüllülerden oluşan 924 Gilman Kulübü etrafında bir araya gelen bu uyumsuzlar topluluğu, Bay Area punk sahnesini ve zamanla tüm dünyayı değiştirecek olan sanat ve müzik için kendin yap, D.I.Y. geleneğini yarattılar.
Bugün, Green Day, Rancid gibi bu camiadan çıkan birçok grubu biliyoruz, ancak onların bu başarısı buzdağının sadece görünen bir kısmı; aslında bu ilham verici hikayenin kökleri yeraltının derinliklerine kadar uzanıyor.Corbett Redford’un yönettiği ve yapımcılığını üstlendiği, Iggy Pop’un anlattığı ve Green Day’in yönetici yapımcılığını yaptığı Turn It Around: Doğu Körfezi Punk’ının Hikayesi, orada bulunan insanlar tarafından anlatılıyor. East Bay hikayesi, başlangıcından itibaren punk rock ile şekilleniyor, mücadeleleriyle devam ediyor ve bugün bile etkili olmaya devam eden çok sesli bir zafere ulaşıyor.
Bahtı kara serserilerinin arasında büyümüş bir Queens çocuğu olan Skam, mikrofonu eline aldığında dehşet saçan bir yıldırıma dönüşür ve tutkuyla söyler, hikayeleri kişiseldir ve çok açıktır. Skam büyürken sanat ve müzikle ilgilenmiş, çocukluk arkadaşları da onu çok etkilemiş; Madball’dan Hoya ve efsanevi grafiti sanatçısı MQ. Bu kapsamlı Skam Dust röportajında bu bağlantıları ve çok daha fazlasını araştırıyoruz…
the life & times of Mr. Dust
thewildstyles.com / Ocak 2013
TWS: Bize çocukluğundan biraz bahsetsene, belli ki New York’ta büyümüşsün, 80’lerin çalkantılı döneminde böylesine çılgın bir şehirde büyümenin tehlikelerinden ve tuzaklarından bahset bize.
Skam Dust: Çocukluğum ilginçti, hiçbir şeyle değişmem. Tehlikeyi sordunuz, dünyanın her yerindeki şehirlerde tehlike var. NY’u diğer yerlerden farklı kılan şey ise dünyadaki tüm uluslardan her türlü insanın burada olması! Tencerede pişen her çeşit malzemeye sahibiz ve bu tencere bir düdüklü tencere! 80’lerde her şey yeniydi, hipHop, filmler, grafitiler ve aynı zamanda her şey ESKİYDİ, bilirsiniz, OLD SKOOL, ESKİ KURALLAR… 80’lerde farklı bir tutum vardı, bir COWBOY olmak sorun değildi.
Hardcore/punk müziği ilk ne zaman öğrendiniz ve sizi bu müziğe çeken neydi?
Arkadaşım Na (grafitici) ve Hoya (Madball’dan) beni hardcore’a bulaştırdı. Madball’u CBGB’de canlı performans sergilerken ilk kez izlediğimde ilgimi çekti.
Skam Dust ismini nasıl ve ne zaman aldınız?
Eskiden Shot yazardım, sonra 14 yaşında Skam’ı buldum çünkü her zaman dolandırıcılık yapıyordum, ve daha sonra Corona’nın yerlilerinden, en sevdiğim yazarlardan Angel Dust’tan Dust’ını ekledim. O zamanlar Trek yazan kardeşim Nom ve Dem, Mkue, Jo3, Look & Shame gibi diğer bazı yazarlarla birlikte 7 trenine bindiğimde, vagonların içini bombalıyordum. Angel Duster ise dışarıdaki vagonlarda şişman ve büyük parçalar yapıyordu. Bana ilham veren ve en başından beri saygı duyduğum usta bir sokak bombacısıdır. Angel Duster, Quick ve DONDI en sevdiğim yazarlardı.
2010 yılında Real Recognizes Real ve Countdown Records, Son Of Skam & Skam Dust ile yaptığınız tüm çalışmaların yanı sıra beş yeni parçanın da yer aldığı “Corona Drug Bust” adlı cd’nizi yayınladı. Bu plak şirketleriyle nasıl bağlantı kurdunuz ve cd nasıl karşılandı?
Ezec’in (diğer adıyla Danny Diablo) yardımıyla her iki plak şirketiyle de bağlantı kurdum. Her iki plak şirketi de bana büyük destek verdi ve müziğimin tüm Avrupa’ya yayılmasına yardımcı oldu. CD çok iyi karşılandı, müziğim anlaşıldı. Adamım Skid’den ilk telefonu aldığımı hatırlıyorum. Bana EP’m “Son Of Skarhead”in piyasanın altını üstüne getirdiğini söyledi. Ve bu tür telefonlar daha da artmaya başladı. Geri dönüşleri duyduktan sonra, uzun metrajlı bir albüm çıkarmanın ve partiyi başlatmanın zamanı geldiğini düşündüm.
Skam on the phone !!
Skam Dust & Freddy Madball – Corona Drug Bust
Skam Dust
Peter Greene gerçekten iyi bir adam ve iyi bir dost… Onu güldürmek isterseniz Çinli bir kuryeyi kazaylanasıl havaya uçurduğumuzu sorabilirsiniz..
Freddy Madball, Damian Burnz ve aktör Peter Greene’in yer aldığı “Corona Drug Bust” şarkısı için bir video yayınladınız. Giriş skecinde Peter Greene ile birlikte rol aldığınızı görmek birçok kişi için oldukça sürpriz oldu, Peter Greene ile nasıl bağlantı kurdunuz?
Peter Greene ile Ezec (nam-ı diğer Danny Diablo) aracılığıyla tanıştım, Peter ve ben o günden sonra kaynaşmaya başladık. “Corona Drug Bust” videosunu ilk yaptığımda Peter yoktu. Ertesi gün Peter bana neden videomda yer almasını istemediğimi sordu. Peter’a programını bozmak istemediğimi söyledim çünkü Jennifer Aniston’la bir film çekmekle meşguldü ve 4 Temmuz hafta sonuydu. Ben de Michael Distelkamp’ı (yönetmen / kurgucu) aradım ve Manhattan’a gidip biraz daha çekim yapıp yapamayacağımızı sordum. Barbeküsünü bırakmayı kabul ettiği için minnettarım çünkü Peter’la olan o bölüm videoya bir karakter kattı ve hikayenin gidişatını belirledi. Peter Greene gerçekten iyi bir adam ve iyi bir dosttur… Eğer onu güldürmek isterseniz Çinli bir kuryeyi kazayla nasıl havaya uçurduğumuzu sorabilirsiniz, gülmenizde bir sakınca yok çünkü adam çok şükür hayatta.
Son 2 yılda KAOS 13, Danny Diablo & The Shotblockers’ın bazı parçalarında konuk sanatçı olarak yer aldınız. Yepyeni bir Skam Dust kaydını ne zaman göreceğiz? Hazır bir şarkı var mı?
Danny Diablo ile yeni albümü “Blood Of Eden” için “Bodies Piled High” adlı bir parça yaptık. Japon ortağım Jap Zulu ile Japonya’da daha fazla müzik yapacağım ve sonra kendimi biraz kapatacağım. Japonya’ya daha fazla seyahat etmeyi ve orada Jap Zulu ve diğerleriyle kayıt yapmayı planlıyorum ancak Japonya’daki ortağım dışında başka bir Skam Dust kaydı yapacağımı düşünmüyorum, belki yeni bir Son Of Skam kaydı olabilir.
Yaklaşık 8 ay önce bana Frank151 ile üzerinde çalıştığınız bir programdan bahsetmiştiniz. Yakın zamanda yayınlanacak mı?
Evet, Frank151 dergisi ile bazı ilginç projeler üzerinde çalışıyorum ve yakında yayınlanacak. Frank151 benden gelecekteki bir Frank151 / Skam Dust ortaklığı için bir aktör, rock yıldızı ve bir grafiti efsanesiyle röportaj yapmamı istedi, bu projenin adı henüz belli değil. Ve son olarak, farklı bir yola giren ve NYPD’de narkotik dedektifi olan ve şimdi 10 yıldır emekli olan bir çocukluk arkadaşımla röportaj yaptım. Frank151 için yaptığım bu söyleşi, eyalet çapında bir kitap mağazası zincirinde yer alacak.
SKAM oN ACTION !!
Bloodline Ltd / Skam Dust – Blood Dust
MQ, Skam ve Cancer Killah Shibuya Japonya’da bir soyunma odasının altını üstüne getiriyor. Foto: Keigo Hanai
“There was a different attitude in the 80’s, it was ok to be a COWBOY..”
Başka Skam Dust haberleri var mı?
Ortağım Mkue / MQ ile yeni bir reklam videom var, Adidas Originals için bir proje. Adidas Japonya’da benim ev sahipliğimde Mkue’nin de yer aldığı bir sanat gösterisi düzenledi. Adidas, videolarının bir parçası olarak Tokyo üzerinde uçmamız için bize son teknoloji lüks bir helikopter kiraladı. Adidas’ı temsil etmekten onur duyduk çünkü ikimiz de çocukluğumuzdan beri Adidas giyiyoruz. Ayrıca Danny Diablo ve Jap Zulu’nun yer aldığı 2 yeni parçanın videosu da ilkbaharda yayınlanacak. Ve ilkbahar ve yaz arasında Japonya’da ikinci yıllık Skam Fest’imi gerçekleştireceğim.
Son Of Skam ne zaman ve nasıl bir araya geldi?
Grup kurma fikri benimdi, Skarhead ile turneye çıktıktan sonra kaşınmaya başladım, müziği seviyordum. Ezec, Son Of Skam ismini buldu. Freddy Madball & SubZero’dan da yardım aldım… ve işte bu! Son Of Skam ilk hardcore / hiphop gruplarından biriydi ve tuttu çünkü her iki tür hayranın da ilgisini çeken benzersiz bir yeraltı soundumuz vardı.
EP’den sonra orada burada birkaç konser verdiniz ve 2003 yılında Too Damn Hype EP’yi 3 bonus parça ile yeniden yayınladı. Sonrasında bir sessizlik oldu. O sıralarda tam uzunlukta bir albüm çıkarma planınız var mıydı, yeni şarkılar var mıydı?
Evet, birçok planımız vardı. Ancak bir grupta çok fazla adam olduğunda, 8 adamımız vardı, lanet bir karmaşa oluşuyor ve müzik üzerinde çalışmak zorlaşıyor, bu yüzden sonunda ayrıldık.
Directed by Blake Farber, performed by Slaine of La Coka Nostra featuring Son Of Skam from the album A World With No Skies.
Slaine, Son Of Skam “Zombie” parçasını remiksledi. Slaine ile başka ortak çalışmalar var mı?
Kardeşim Slaine ile çalışmak gerçekten güzel, onun atmosferini seviyorum. “Zombie” parçası için video kaydetmek ve çekmek de gerçek bir zevkti ve özellikle de Son Of Skam’ın o kötü tadı sağlamasıyla. Videoyu New York’un en gözde kulüplerinden biri olan Gold Bar’da çektik. “Zombie” SkamDust Productions’daki ekibimle birlikte hazırladığım ilk video oldu. Fakat şu anda Slaine ile ilgili gündemde farklı bir projem yok.
Yeni Son Of Skam materyalleri görecek miyiz? Ve bir turne?
Son Of Skam’ı canlandırmayı çok isterim ve sanırım yapacağım. Sadece durumu çözmem lazım. Bir EP yapmayı ve içine birkaç SOS remiksi eklemeyi düşünüyorum, bu yüzden gözünüzü dört açın ve beni bu konuda destekleyin.
Skam Dust & graff legend Mr. Quick
O zamanlar spor ayakkabılarınız, kameranız ya da Walkman’iniz için öldürülebilirdiniz; diğer semtlerde fotoğraf çekmek için dışarı çıkmak bile cesaret isterdi.
Efsanevi graffiti sanatçısı MQ ile birlikte birçok proje yaptınız. Dostluğunuz ne kadar eskiye dayanıyor ve nasıl tanıştınız?
MQ / MKUE ve ben 26 yıl önce Corona Queens’te tanıştık, büyük bir ıslak tag atmıştım, renginin bebek mavisi olduğunu hatırlıyorum. Tag’ime bakmak için geri döndüm ve yazıya bakan 2 çocuk gördüm, onlara yaklaştım ve “Siz yazıyor musunuz?” diye sordum ve MQ “Evet MQ yazıyorum” dedi ve ortağı Hoya (Madball’un basçısı) ve Hoya “JO3 yazıyorum” dedi. O noktadan sonra grafitide ortak olduk. MQ, Hoya’nın başını belaya sokmak istemiyordu, bu yüzden bombalamaya gittiğimizde onu geride bırakıyorduk.
New York’taki o eski graffiti günlerinden bahsedin. Elbette hepimiz ‘Style Wars’ı ve o filmleri izledik ama ilk ağızdan dinlemek her zaman daha keyiflidir…
Graffiti belgeseli ‘Style Wars’un %100 doğru olduğunu söyleyebilirim, onunla ilgili her şey ham ve gerçektir. Cumartesi ve Pazar sabahları kardeşim Nom (Vietnom’un vokalisti) ile dışarı çıktığımı ve NYC trenlerinde grafiti fotoğrafları çektiğimi hatırlıyorum, herhangi bir nedenle dövülebilir veya öldürülebilirdiniz. O zamanlar spor ayakkabılarınız, kameranız ya da Walkman’iniz için öldürülebilirdiniz; diğer semtlerde fotoğraf çekmek için dışarı çıkmak bile cesaret isterdi.
Grafiti ve sokak sanatı, eskiden sahip olduğu yeraltı / yasadışı doğasının aksine, bugünlerde artık gayet meşru görünüyor, bunun iyi bir şey olduğunu düşünüyor musunuz?
Evet Grafiti artık çok popüler fakat benim zamanımda öyle değildi, sadece yeraltı içindi. Ama graffitinin şu an geldiği noktayı da seviyorum, gelişti ve Amerikan kültürünün bir parçası haline geldi ve bütün dünyaya yayıldı, bunu seviyorum!
2011 yılında SubZero ile Japonya turnesindeyken MQ’nun da turneye katıldığını ve hatta sizinle birlikte canlı performans sergileyip back vokal yaptığınızı biliyoruz. Japonya’da nasıl bir araya geldiğinizi bizimle paylaşabilir misiniz?
MQ bana Japonya’ya gideceğini ve benimle aynı zamanlarda orada olacağını söyledi, ancak ne zaman ve nerede olacağını unutmuştum. Yine de aynı zamanda orada olacağımızı biliyordum. Uçağım indiğinde, MQ’nun sergisini bulmak için internete girdim. Benim indiğim günle aynı günde olduğunu gördüm. New York’lu metal grubu Subzero ile seyahat ediyordum. Onlara MQ’nun şehirde bir sergisi olduğunu söyledim. Çok şaşırdılar ve ona uğramak istediler. Havaalanından ayrıldık ve doğruca The Last Gallery’ye gittik, orada büyük bir kalabalık vardı. İçeri girdiğimizde MQ ve ben birbirimizi gördük ve ikimizde de “Hassiktir… Gene başladı” bakışı vardı. O bakışı bilirsiniz.
Skam Dust & Tim Armstrong / Photo by Raised Fist Propaganda
Skam Dust ‘The System’ 2016
SKAM DUST !!
WHITE OWL – Street CD “Brighton Beach Breakdown” 2012
Dangerous nights with Skam Dust
O gece işlerin gerçekten kontrolden çıktığı ortada…
O sabah erkenden Osaka’ya 6 saatlik bir yolculuk için yola çıkmıştım ki bir telefon aldım. O gece MQ’nun sokağa bomba attığını ve ne yazık ki polis tarafından yakalandığını duyduk.
Tur menajerime geride kalacağımı bildirdim ve bunu adamım Felix aka Gato420 ile yaptım. Tanrıya şükür Gato hemen harekete geçti, bir araba kiraladı ve sonra MQ’yu kurtarmak için yola çıktık.
Japonca bilmediğimiz için 246 & BBB ekibinden yerel bir yazar olan “Gkq aka The Nutty Professor” lakaplı genç bir çocuğu çeviri yapması ve bizi gezdirmesi için işe aldık. Gkq, MQ’nun geride bıraktığı hasarı temizlemek için polisle görüştü. Ayrıca ekibinin polisi tatmin etmek için bir şehir bloğunu parlatmasını isteyen Wanto & Same’den de yardım aldık. MQ daha sonra “siktir edin ben sizinle turneye çıkıyorum” dedi ve arka koltukta bayıldı. O noktada artık kaybedecek zamanımız olmadığı için Osaka’ya koşmak zorunda kaldık. MQ daha sonra uçuşunu değiştirdi. İşe yaradı çünkü MQ bölgeyi ve Japonları biliyordu, MQ’nun Japonya geçmişinin eskiye dayanması büyük avantaj oldu.
Skam Dust @ The Last Gallery, Tokyo, Japan
“I can say that the graffiti TV Bio “Style Wars” is 100% accurate, everything about it was raw & real.”
Siz ve MQ kısa bir süre önce Japonya’yı tekrar turladınız, bu kez sanat ve müziği birleştiren bu işbirliğinden bize bahsedebilir misiniz?
Evet, ilk Skam Fest’i birlikte yaptık, MQ’nun canlı grafiti yapmasını, çalışmalarını satmasını ve hayranlarına dövme yapmasını sağlamak amacıyla sanat ile müziği birleştirdik. Canlı müzik, grafiti ve dövme, tüm bunlar bir konser salonunda gerçekleşti. İkinci Skam Fest’i 2013 yazında Tokyo’da gerçekleştirmeyi düşünüyoruz… Japonya’yı ve insanlarını gerçekten seviyorum; hayatlarını onurlu bir şekilde yaşıyorlar, onur onlar için 1 numara, gerçekten neredeyse mükemmel insanlar. Bagajımı 8 saatliğine bir barda bıraktım, geri döndüm ve her şey hala çantamdaydı, kamera ve para, eksik bir şey yoktu, eğer bu New York’ta olsaydı, çantana çoktan elveda öpücüğü vermiştin… Tanrı Japonya’yı korusun!
Gangsters & Thugs & Skam Dust
Bodies Piled High by Danny Diablo ft. Skam Dust
Skam Dust X Corona Drug Bust
Mahallenizin İtalyan gangster filmlerinden fırlamış gibi olduğunu biliyoruz, biraz bilgi paylaşabilir misiniz?
Doğup büyüdüğüm yerin lakabı Spaghetti Park’tı, çünkü hepsi İtalyan’dı ve burayı yöneten insanlar işlerine bakan iş adamlarıydı. Sanırım bu kafi.
Müzik dışında ne yapıyorsunuz? Geçiminizi nasıl sağlıyorsunuz?
Ben her zaman dolandırıcılık yaparım ve bununla tanınırım. Havai fişeklerden peynir dolandırıcılığına, büyük bir spor etkinliğinin önünde tişört kaçakçılığına kadar her şeyi yaptım (2 haftada 18.000 dolar kazandırdı). Böyle devam ediyor. Şu an yeni bir iş üzerindeyim ve bunu gizli tutmam daha iyi.
Üç çocuğunuz var (yanılmıyorsam?). Turdayken çocuklarınızla telefonda konuşurken ve bana onların fotoğraflarını gösterirken ne kadar ilgili ve düşünceli davrandığınıza şaşırmıştım. Muhtemelen çoğu insanın bu kadar vahşi/sert bir imaja sahip birinden beklemeyeceği bir şey….
Evet, 3 çocuğumla birlikte yaşayan bekar bir babayım. Bunu uzun yıllar gizli tuttum ve son parçam “Bodies Piled High” da çocuklarım olduğundan bahsediyorum, hiçbir zaman medyada fotoğraflarını göstermedim. Onları her zaman Skam Dust işlerimin dışında tuttum. Eğer onlar olmasaydı aklımı kaçırmış, ölmüş ya da çoktan hapsi boylamıştım. Çocuklarımdan önce çok risk aldım, ciddi pis işlere bulaştım ama bıraktım. Eskiden yaptıklarımı yapmıyorum, çünkü çocuklarımı seviyorum!!!
Benim için büyük bir zevkti Skam, röportaj için tekrar teşekkürler. Son olarak söylemek istediğin bir şey var mı?
Avrupa’dan Asya’ya, Kuzey ve Güney Amerika’ya ve farklı yerlerden, gösterilerimize gelerek, tişört- Cd satın alan, iTunes üzerinden müziğimizi dinleyen, bizlerle içki içen, barmene bahşiş bırakarak desteklerini esirgemeyen herkese seslenmek istiyorum. Birlikte kazandık, bu yüzden teşekkürler!! Ve bizim için partiler düzenleyen, evinde ağırlayan, zor zamanlarımızda bize destek olan tüm hayranlarımıza/arkadaşlarımıza şunu söylemek istiyorum, kim olduğunuzu biliyorum ve SİZİ takdir ediyorum!
Resource: Skam Dust interview; the life & times of Mr. Dust / thewildstyles.com
It is a revolution that comes silently, exists with noise; and continues in us even after it’s silenced…
Gülşah Erol
Music is an endeavour to make people’s inner world known to the outside world. But there is some music that not only tells, but also questions the boundaries, breaks the rules and goes through emotions. Free jazz is such music. It is not an opposition to the order, but a desire to explore beyond it.
Free jazz is a journey started in the late 1950s by musicians who could not fit into the moulds of traditional jazz structures, and began to ask ‘what else could it be?’. Names such as Ornette Coleman, Albert Ayler, Cecil Taylor and John Coltrane took jazz beyond mathematical mastery and turned it into a spiritual, philosophical and existential tool.
‘Free’ means free… But free from what?
Free jazz can be free from melody, harmony, rhythmic patterns and sometimes even tonality. But this is not randomness; it is a conscious form of creation that bears the responsibility of freedom. In this music, every note is both the blessing and the price of freedom. The musician is not just a composer; he is the creator of a moment. He has to find the sound that is there at that moment, that belongs there.
In this sense, free jazz intersects with a question of classical philosophy: ‘If man is free, according to what does he live?’
Answer: According to the inner voice. Just as free jazz is shaped according to the inner impulse, not the score.
MAXIMALIST ‘In A Silent Way’ 2023
We often don’t know what we feel, what we believe. Free jazz does not suppress this chaos; it brings it to the surface.
Gülşah Erol w/ Peter Brötzmann, Korhan Arguden & Duru Tuna as ABSTRA 2019
The first feeling when listening to free jazz is often chaos. Maybe a saxophone is screaming madly, the piano is pounding the floor, the drums have deviated from the usual rhythms. But a careful ear realises that this is not a scream, but an introspective conversation.
The seemingly chaotic structure actually reflects the mental disorganisation of modern man. We often don’t know what we feel, what we believe. Free jazz does not suppress this chaos; it brings it to the surface. That’s why it is sometimes frightening, sometimes embracing.
Don Cherry ve John Coltrane
Ascension (John Coltrane album) 1966
‘Dance of the Soul’
In a free jazz solo, the musician actually opens himself. Each sound can be a memory; a rebellion, a prayer, a longing… Technical proficiency is of course important in this music, but the sincerity of the emotion is much more decisive.
This is why John Coltrane’s ‘Ascension’ is listened to not as an album but as a prayer. Ayler’s tenor saxophone is not just a breath, but a call. All this shows that:
Free jazz is the dance of the soul; it does not perform for anyone, it turns towards itself.
Ornette Coleman, photo by Sedat Antay, 2005
Maybe that’s why getting to know free jazz is like getting to know ourselves. Facing chaos, tolerating uncertainty, and believing that there – in the depth of the moment – a sound, a person, an emotion can be truly free…
A Music That Questions, Not Teaches
Free jazz does not try to teach the audience anything. It asks:
‘What is rhythm for you?’
‘Is melody really a rule or a habit?’
‘Can you listen to music according to what you feel, not what you hear?’
Therefore, free jazz does not want a passive listener. It also forces the listener to be liberated. It vibrates it, makes it restless, maybe makes it cry, but then creates a brand new sensation from it; after all, it is not a genre of music, but a philosophy.
Not to deny the order, but to seek beyond it…
Not to memorise the voice, but to give birth to it now…
Not to reject the rule, but to recognise the rules of the soul.
Maybe that’s why getting to know free jazz is like getting to know ourselves. Facing chaos, tolerating uncertainty, and believing that there – in the depth of the moment – a sound, a person, an emotion can be truly free…
And that’s when music no longer only touches our ears, but our hearts, minds and beings.
And because free jazz is not just a genre, but a search for truth, everyone who comes into contact with it is transformed. The listener, the player, the critic…
That music tells us:
“Even when everything is in its place, it can be incomplete. But what is scattered is complete if it is sincere.”
That’s why free jazz is not just music, it is an inner reckoning. It is not to deviate from harmony, but to leave all memorisation to find true harmony. Just like the human soul… Sometimes soft, sometimes hard… Sometimes silent, sometimes shouting…
Charlie Haden, Ornette Coleman. Ed Blackwell, Don Cherry
Khan Jamal ‘The Known Unknown’ 1984
Tenor saxophonist Pharoah Sanders performs at the New Morning club in Paris, France. (Photo by John van Hasselts)
Pharoah Sanders ‘You’ve Got to Have Freedom’ Africa / 1987 Timeless Records
Listening to free jazz today is not just a music session; it means challenging yourself, breaking your habits, bringing your emotions to the surface.
Every musician rebuilds their own identity in free jazz. Because there is no fake in this music. The nakedness of the emotion is more important than the truth of the note. And it cannot lie; therefore it is not a truth that everyone can carry. It requires not only to hear, but to dare to hear.
It can be the sound of rebellion, of peace, of disappointment. And all at the same time… Because free jazz is layered like life. There is neither only hope nor darkness in it. But there is an insight that carries both: Life is chaotic, and it is a virtue to dance with this chaos.
Listening to free jazz today is not just a music session; it means challenging yourself, breaking your habits, bringing your emotions to the surface.
It takes you out of your comfort zone.
It makes you say, ‘What now?’ And sometimes nothing can happen – that’s where it all starts. Because sometimes a single note replaces all your silences. And the freedom of that note breaks the chains inside you too.
That’s why free jazz is not music. It’s a revolution. It comes quietly. Existing with noise. And it continues inside us even after it’s silenced…
Çelloya Hayat Veren Kadın: Gülşah Erol, 2019
Gülşah Erol works actively as a composer/performer in different styles of various genres. She is one of the most known Turkish Improvisation musicians.
Here you can smell the sound of a generation that grew up fast in the late 90’s and had to keep up with the changing world and created their own unique approach by absorbing the musical accumulation before them in a very open-minded way, and you can see the spirit of that period and its reflection to the present day.
Türkiye has a not very crowded but active experimental music scene. From Okay Temiz to Replikas, from Baba Zula to Nekropsi, I think analysing this legacy in depth is a topic for a completely different story. But as an extreme music writer who is interested in the scene, I think it is quite interesting that the names we call the 2000s generation, who grew up with subcultures such as death metal, grindcore, black metal, hardcore & punk, and who later signed projects such as Truth We Defend, Lecture, Cerahat40K, Humbaba, GodBud, Mr. Mantis, Rott-Fish, which are components of this culture, come together and sign an experimental post-indie/metal EP that embraces their roots in the country.
Mens Rea realised the project quietly with three songs, put it online in the last days of 2023 and retreated into their shells without even opening a facebook or instagram page. Anyway, during the interview, you will probably see that this is the band’s first and only recording. But as I guessed while listening to the songs, I rediscovered that this generation, which started to show itself after 2005, has a special story of its own while reading their answers. This is a very beautiful history that has not yet been written in its entirety, and you can read a summary of some of it in the very nice conversation below(Türkçe).
Here you can smell the sound of a generation grew up fast in the late 90s when they had to keep up with the changing world, and created their own unique approach by absorbing the musical accumulation before them in a very open-minded way, and you can see the spirit of that period and its reflection on today.
Now, put Mens Rea on “tape” on Spotify,YouTube or Apple Music and enjoy your holiday and good music. Please don’t forget to check out the other projects of the Band Members. The history of free music where you live is deeper and more rooted than we have been told.
“Ce n’est pas parce que je suis une femme que je dois me sentir obligée, surtout par le regard des autres, à m’engager dans des BD forcément féministes. Je ne veux qu’on me limite à : c’est une autrice qui parle des femmes.“
De par son pseudonyme (oui ce n’est pas son vrai nom!), Brouette Hurlante surprend son monde. De par son style qui accapare l’étrange, Brouette Hurlante façonne un univers personnel. De par ses histoires, Brouette Hurlante narre le présent et ses failles. Le rire se mêle au macabre, l’exercice de style côtoie le dessin classique.
Depuis plusieurs numéros, Brouette Hurlante s’installe dans les pages de Métal Hurlant. Ce qui se ressemble s’assemble…
En échangeant, Brouette Hurlante parle de sa passion pour le cinéma, les écrits de Lovecraft et les illustrations bizarres du couple noir Jean-Michel Nicollet et Kelleck.
Brouette Hurlante, 2024
Entretien avec la dessinatrice Brouette Hurlante
leparatonnerre.fr
Êtes-vous donc condamnée à une certaine fantaisie ?
Cela sonne comme une tragédie grecque ! Mais je n’ai rien à voir avec Prométhée ou Sisyphe (rires). Mais oui, il y a de la fantaisie et aussi une mise à distance. Une brouette, ça ne représente personne et ça n’appartient à aucun genre. Je ne souhaite pas être assignée à des thématiques que je n’aborde pas nécessairement ou alors de manière liminaire. Ce n’est pas parce que je suis une femme que je dois me sentir obligée, surtout par le regard des autres, à m’engager dans des BD forcément féministes. Je ne veux qu’on me limite à : c’est une autrice qui parle des femmes. C’est très restrictif ! Bien sûr que j’en parle, mais ça ne viendrait pas à l’idée que les gens ramènent systématiquement un auteur homme à ses personnages hommes. Être femme traverse mes BD, tout autant que le fait d’être simplement une humaine. On a souvent tendance à lier le genre de l’artiste au contenu de sa BD, c’est un automatisme qui me dérange. Mon pseudo m’épargne, entre autres, ce genre de considération. Même si paradoxalement, je l’explique souvent, alors je me piège à mon propre jeu peut-être !
Vous êtes une passionnée de cinéma. Il y a de la mise en scène dans vos dessins tout comme des hommages au 7ème art. Les films vous transportent-ils plus que la bande dessinée ?
Pas du tout. J’aime le cinéma car c’est un art très complet entre l’image en mouvement, la narration, le son, le montage, etc. J’adore l’enseigner d’ailleurs. Cependant, il y a de véritables différences entre le cinéma et la bande dessinée. Et le premier est pour moi plutôt un complément nutritif. La BD, l’illustration, le dessin, c’est l’art que j’aime pratiquer, en plus de le dévorer.
Brouette Hurlante, 2024
Les Humanoïdes Associés – Humanoids
–Créé en 1974 par Moebius, Druillet et Dionnet, Métal Hurlant est de retour sous la forme d’un mook de presque 300 pages. À la fois panorama de l’imaginaire et terrain de jeu pour les auteurs, Métal Hurlant, aussi éclectique qu’inventif, vous emmène vers d’étranges horizons.–
Disponible en kiosque, librairie et par abonnement su >> abonnement
Brouette Hurlante, 2024
Métal Hurlant a-t-il toujours été une référence ?
Être publiée chez Métal c’est pour moi le top et en même temps un rêve de gamine qui se réalise. Le rédacteur-en-chef actuel Jerry Frissen avec toute l’équipe des rédacteurs et des éditeurs réalisent un excellent travail. Ils ont la volonté et la capacité d’ouvrir de grands champs et les portes du magazine à de nouveaux artistes. Ce n’est pas un exercice facile dans le monde de la bande dessinée où la production est massive, la pression des éditeurs, les nouveaux formats, genre Web Toons etc. L’équipe de Métal arrive à alimenter cette nouvelle âme de Métal Hurlant et lui insuffler une identité propre.
Dans le numéro sur les Monstres, vous avez écrit « Trophées ». Vous avez aimé l’exercice ?
J’ai adoré, en particulier parce que je suis une grande fan du film « Massacre à la tronçonneuse » (1974) et parce que c’était une carte blanche.
J’ai toujours eu l’habitude d’écrire même si je n’ai pas le réflexe de publier forcément. J’aime également l’illustration car c’est aussi une forme de narration. Selon moi, l’écriture c’est ce premier processus de la bande dessinée, qui se fait à la fois en images et en mots, c’est quelque chose de fascinant et merveilleux je trouve.
Comment les idées vous viennent ?
Pour trouver la bonne histoire, il faut accepter que le bon moment de création s’inscrive dans un processus parfois fulgurant et parfois très lent. J’ai toujours un carnet avec moi afin de noter les idées qui me viennent subitement. Puis je laisse murir les projets (une semaine voire une année). Il me faut du temps et heureusement Métal Hurlant et mon éditrice Cécile Chabraud sont patients.
Je ne suis jamais seule dans le processus de création.
Brouette Hurlante, 2024
Au même titre que « Massacre à la tronçonneuse » où l’absurde est omniprésent, la vie repose également sous des situations extrêmes ou impossibles, avec des glissements qui mènent l’humain à l’indicible ou l’intolérable.
Les animaux sont-ils une vraie inspiration ?
Oui. Des thèmes comme le sauvage ou le domestique me passionnent. Finalement, je ne ramasse que ce que le réel apporte.
« Minou Minou » votre histoire dans le hors-série Métal Hurlant spécial chats est-elle une autobiographie ?
Pas du tout. Je l’ai dédicacée à ma cousine qui travaille dans une association qui accompagne la réinsertion d’hommes condamnés pour des violences conjugales. Je respecte infiniment toutes ces femmes invisibilisées, parfois elles-mêmes résilientes, justes et droites, qui travaillent à pardonner, à intégrer et respecter la justice. Quand j’écoute les histoires de travailleurs sociaux, leur quotidien, je trouve leur foi en l’humanité admirable. Cela m’a inspiré une partie de l’histoire de « Minou Minou », mais j’ai eu envie d’ajouter de l’impartialité et de l’injustice. D’aller quelque part totalement à contresens de tout ça et basculer dans le body horror, l’instinct de survie frappe tôt ou tard, de manière très radicale. Au même titre que « Massacre à la tronçonneuse » où l’absurde est omniprésent, la vie repose également sous des situations extrêmes ou impossibles, avec des glissements qui mènent l’humain à l’indicible ou l’intolérable.
Les grands auteurs de bande dessinée tels que Philippe Druillet, dont je suis une très grande fan, ont su traiter ces aspects.
Trina Robbins
Cette artiste majeure n’a pas eu (et n’a toujours pas) la reconnaissance qu’elle mérite. Évidement je vous conseille de lire Last Girl Standing en écoutant Joni Mitchell ou Doja Cat, de feuilleter ses BD et voir à quel point elle influence encore des artistes de tous poils.
Trina Robbins n’est plus de ce monde, celui de chair et de poils, de body Lycra et de lovejuice, de perruques et de fluides en tous genres. Un monde grouillant joyeusement (ou pas) de personnages interlopes et autres trucbidules en -lopes. Car Trina n’avait pas la langue dans sa poche et visiblement, elle aimait résolument (et gouluement) les humain.e.s avec leurs travers, leurs vices et vertus.
Mais Trina Robbins reste éternellement dans un monde de papiers, celui dont on se lèche la pulpe du doigt pour le feuilleter, celui dans lequel on taille à grands coups de ciseaux des robes, des bikinis ou des armures à des paper-dolls. Un monde où cohabitent des humains de tous genres, au sens propre comme au sens figuré.
Brouette Hurlante, tribute to Trina Robbins, 2024
Comment avez-vous imaginé l’enquête des lectrices d’Ah ! Nana – hommage à la dessinatrice Trina Robbins aujourd’hui disparue ?
Je crains, vu le peu d’hommages qui lui ont été rendus, que sa disparition ne lui donne pas la visibilité qu’elle mérite, en France en tout cas. A travers cette illustration, je voulais mettre en avant cette merveilleuse artiste. Elle est intrépide dans son traits, ses sujets, sa manière de poser le quotidien de personnages que la société veut rendre invisible, et en faire des personnages forts et attachants. Quand on regarde une BD comme « Hedy la pute », republiée dans le Métal Hurlant spécial Ah !Nana, c’est incroyablement contemporain, piquant, drôle et touchant. Mais si peu de gens la connaissent. Trina Robbins a pourtant fait partie des autrices (tout comme Nicole Claveloux ou Julie Doucet) qui même si elles ont été invisibilisées sont les fondations du « matrimoine » de la BD et du Fanzine et continuent a influencer de nombreux artistes.
J’ai été de plus ravie de participer à cet hors-série car un hommage a aussi été rendu à une artiste que j’aime beaucoup : Keleck. Elle a d’ailleurs réalisé une couverture de Métal que j’adore. Cette femme au sourire étrange et carnassier donne envie de se faire croquer par elle. Voilà encore une grande artiste dont on ne parle pas assez.
MÉTAL HURLANT 12
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LOVE AND CRAFT de Brouette Hurlante est à lire dans MH•12 disponible en kiosque, librairie et par abonnement !
Lorsqu’on illustre H.P. Lovecraft, y’a-t-il des limites ?
Son écriture est difficile car très nébuleuse et paradoxalement sa lecture nous donne des images très nettes, parfois même olfactives ou sonores ! Pourtant Lovecraft ne décrit rien précisément. Seule l’ambiance, l’ensemble de la narration attise l’imagination du lecteur. Par conséquent, il est vraiment difficile de représenter en images les histoires de Lovecraft, car chacun y projette sa propre vision ou vérité.
Pour le Pop Icons sur Lovecraft, j’ai choisi d’illustrer en noir et blanc la nouvelle « La Couleur tombée du ciel » (1927) car c’est pour moi l’un des plus beaux textes de science-fiction qui, à un moment dans le récit, met en scène une couleur impossible à représenter et pourtant qu’on est tous capables d’imaginer. J’ai aimé cette ambiance crépusculaire et bucolique, l’Horreur qui nait dans les entrailles de la ruralité, je trouve ça génial.
L’autre nouvelle est « Horreur à Red Hook » (1927) probablement l’un des textes le plus ouvertement xénophobe de Lovecraft. Il y a une vraie question actuellement sur le rapport entre l’œuvre et l’artiste, c’est aussi passionnant que complexe et délicat comme sujet. C’était donc compliqué, car j’ai dû dessiner cette ambiance tordue et imprégnée par la peur poisseuse de l’auteur, une peur panique et déraisonnée tournée vers l’autre, sans adhérer à ce biais.
Le Temple interdit, 2023
“Le Temple interdit- Le Porno dont vous êtes le héros” a-t-il été un exercice sérieux ou un certain jeu (ré)créatif avec Shadow?
Totalement récréatif ! Mais quand on fait des projets de fanzine et donc de l’auto-édition, ça ne veut pas dire qu’on n’est pas exigeant ! Surtout pour l’érotisme, qui est un objet vraiment délicat. J’adore l’illustration érotique, même si ça manque encore de femmes. Je parle d’artistes…pas de modèles ou de personnages ! Pour ce projet, on s’est dit qu’on allait fabriquer quelque chose qui puisse se lire/jouer seul.e ou à deux, en moins d’une heure. On voulait quelque chose qui puisse être drôle sans être vulgaire, un imaginaire qui titille avec légèreté, tout en faisant référence aux livres cultes : le livre dont vous êtes le héros. On est très fans tous les deux des « BD cul » édités par les Requins Marteaux, cette collection est fabuleuse, je ne me lasse pas de les relire. Je suis aussi une inconditionnelle de la collection « Patte de Mouche » de l’Association. L’objectif c’était d’être dans l’esprit de l’un et le format de l’autre, on est très ambitieux ! Finalement, ce fanzine est un peu plus grand que prévu, mais on a essayé de garder un récit assez serré. C’est un projet récréatif mais finalement très exigeant. On travaille sur le prochain, j’espère qu’on va arriver à le mener à terme…car le précédent ne s’est pas fait sans étincelles ! J’adorerais inviter des auteurices pour faire une petite collection, alors l’idée est là, tapie dans l’ombre dans un coin de ma tête, je ne doute pas qu’elle saura ressurgir à un moment ou ce sera possible de lui donner une plus grande ampleur.
C’est quelque chose de plus personnel que je développe pour un projet de livre avec Ben Sanair, un artiste sérigraphe. Je souffre de maladies chroniques. Afin de rendre la douleur moins insupportable, sur les conseils d’un soignant, j’ai pris la décision de l’illustrer formellement, d’en suivre les contours, les couleurs. Ainsi je rationnalise mes maux. J’ai souhaité que ça prenne la forme d’un herbier, qui est un objet qui m’intéresse beaucoup. Je voulais aussi que ça se rapproche des dessins d’observation botanique que l’on retrouve aussi bien en occident qu’en extrême orient.
Même si je ne suis jamais allée au Japon – c’est un pays qui m’inspire beaucoup graphiquement. Enfin, j’y suis beaucoup allée avec les livres ! Les artistes du XIXème siècle comme Tsukioka Yoshitoshi, tout autant que Junji Ito à notre époque ont le don de rendre beau des aspects horrifiques voire répugnants tels que la mort et la guerre, la douleur aussi.
Bureau de Brouette Hurlante
Quels sont vos projets ?
J’espère que Métal Hurlant va continuer à me faire confiance (rires) pour publier encore longtemps chez eux.
Je continue aussi de travailler avec la Septième obsession, Pop Icons. J’essaye de toujours laisser de la place au fanzine, mais ça demande beaucoup de travail…et avec les humains, le collectif est chronophage !
On verra bien, mais tant que je me sens libre d’explorer des idées ou des formes graphiques, de faire des expériences et de continuer à rencontrer des artistes avec qui échanger, tout ira bien !
21 Ağustos’ ta yayınlanacak ”Kaçık Çiçekler’’ bizim üçüncü albümümüz. İki yıllık bir serüvenin meyveleri. İstanbul yeraltı sahnesinin gece emekçileri, vampirleri ve deneysel müzisyenleri olarak geçirdiğimiz sayısız hatıranın, acı ve neşe dolu deneyimlerimizin bir özütü.”
İlk Zamanlar, İstanbul temelli elektronik bir müzik grubu ve multidisipliner bir sanatçı ikilisidir. Türler arası, deneysel ve hikayeci bir anlatımı benimseyen doğaçlama albümler, setler ve performanslar üretmekteler.
Dinleyiciyi boyutlar arası yolculuklara davet ettikleri müzikleri, ruh hallerinin bir yansıması olarak ambient’ten trip-hop’a, big beat ve techno’ya kadar uzanan geniş bir yelpazeden beslenmektedir. 2021 yılında yayınladıkları ilk albümleri ‘Uzayda Bir İşaret’i, gezegenin yok oluşundan binlerce yıl sonrasında dünya atmosferinde geriye kalan kozmik-ses dalgalarında çıkılan bir uzay yolculuğu olarak tasarlamışlar.
Şehirlerin duvarları yıkılsa da çürümüş güçlerin sonunu getirecekler coşkuyla…
Gezegenin yok oluşundan binlerce yıl sonrasında dünya atmosferinde geriye kalan kozmik-ses dalgalarında çıkılan bir uzay yolculuğu.
Pink Panzer Anlatıyor:
Doğaçlama kayıtlarımızdan enstanteneler kullanarak kurguladığımız ikinci albümümüz ‘Planet 404’ü ise İstanbul’un arka sokaklarından Hata Gezegeni’ne uzanan, kurmaca ile gerçeğin iç içe geçtiği hayatlarımızdan ortaya çıkardık.
Üçüncü albümümüz ‘Kaçık Çiçekler Masalı’ ise karanlık bir gece masalı. Uzun zamandır bilim-kurgu, fantazi gibi türleri, şiir ve günlük benzeri metinleri müziğimize dahil etme sevdamıza bu 34 dakikalık masalla devam ediyoruz.
HATA II albümün dördüncü ve tam ortadaki şarkısı olarak akıştaki bir kırılmayı temsil ediyor. İlk versiyonu ‘‘Planet404’’ albümünde yer alan parça hata yapma hakkını, ‘‘gece’’ye kaçmayı, karışmayı, boğulmayı anlatırken bu albümde dönüşüp gelişiyor ve bu kayboluş, kutlama ihtiyacının arkaik, ayinsel, gölge yönüne odaklanıyor.
HATA II öncesindeki üç parçadan sonra yer alarak rave’ in, gecelerde bir araya gelişin, içmenin zorlu ama neşeli yönünden karanlık tarafa geçme anının da habercisi. Bir araya gelerek özgünlüğümüzü ve özgürlüğümüzü deneyimlediğimiz aynı geceye tutsak olmanın epik bir anlatısı.
Eléonore & Kenny / Préparation de l’exposition Diamant d’or
Billes, dans une langue à la fois simple et mystérieuse tant elle nous révèle un monde extra-ordinaire, raconte une marche, celle du langage à ses frontières, porté par un être fragmenté dont les deux entités s’articulent tantôt violemment, tantôt de façon harmonieuse mais toujours au seuil, « au seuil infini que chaque pas renouvelle ».
Et si la bille était le premier mot que nous jetions au monde, matière et mouvement, à la fois lancé et parcours ? Et si ce premier mot, comme celui de l’enfant, originel, avait porté le monde entier, qu’advient-il de lui-même, de ses conquêtes et de ses échos lorsqu’il se disloque et se répand ? Deux paroles en miroir.
Parfois elles soliloquent, se répondent, se font face ou s’évitent.
Parfois, elles chantent, empruntent des chemins de traverse, reviennent à l’enfance de la langue, s’amusent ou se fondent en mots désenchantés. Billes, dans une langue à la fois simple et mystérieuse tant elle nous révèle un monde extra-ordinaire, raconte une marche, celle du langage à ses frontières, porté par un être fragmenté dont les deux entités s’articulent tantôt violemment, tantôt de façon harmonieuse mais toujours au seuil, « au seuil infini que chaque pas renouvelle ».-Catherine Ysmal
Le vernissage d’Apprendre à Tuer au Sterput, May 2024
Le vernissage d’Apprendre à Tuer au Sterput comme si vous y étiez ! Quelques photos et vidéos du lancement de la dernière revue. C’était rempli à ras bord ! Comme les murs de la galerie ! Comme les pages de la revue ! Merci d’être venu si nombreux ! Procurez vous le zine ! il coûte que 5 euros ! méga format full color full punk paillettes et cauchemar ! Et aussi full psyché qui arrache les yeux et empêche de dormir la nuit !
Merci aux artistes qui ont participé avec nous à la semaine de montage, durant laquelle nous avons recouvert intégralement la galerie de cartons pour les couvrir de peintures, de fresques, d’automobiles, de squelettes, de culottes et de pornax ! Merci au Sterput ! merci aux potes de BXL qui nous ont aidés ! À ceux venus de Strasbourg, Metz, Rome, Leipzig, Paris, Grenoble, Toulouse ! merci à Jeanne et Jodie pour leur soutien particulier ! Et à Milo le plus jeune artiste de la revue ! Et merci encore à Flo Petass et Naya Abrin pour leurs concerts et performances ! …
Le vernissage d’Apprendre à Tuer au Sterput, May 2024
Le vernissage d’Apprendre à Tuer au Sterput, May 2024
Le vernissage d’Apprendre à Tuer au Sterput, May 2024
Le vernissage d’Apprendre à Tuer au Sterput, May 2024
Venge tes jouets !
Venge tes jouets !
Poupées possédées, figurines tout droit sorties de films de série B, peluches étranges, doudous délaissés et autres joujoux hantés prennent possession de la galerie le temps d’un été, la transformant en une étrange chambre d’enfant occupée par ces mystérieuses entités.
“Venge tes jouets !” est une exposition collective regroupant une dizaine d’artistes de Bruxelles et d’ailleurs sur le thème du jouet. Chaque artiste amène une proposition différente autour de la thématique, selon sa pratique et ses médiums favoris.
Livre réalisé par Jaky La Brune, Catherine Ursin et Geoffrey Kayser à l’occasion de leur exposition au Sterput (2024). Concocté entièrement à six mains, 𝔸𝕥𝕥𝕣𝕚𝕓𝕦𝕥𝕤 𝕕𝕖 𝟝 𝕒̀ 𝟟 est le fruit de la collaboration/correspondance des trois artistes entre Paris et Strasbourg. Pendant des mois, Jaky, Catherine et Geoffrey se sont échangé des fragments d’images en un cadavre exquis postal joyeusement chaotique, les enrichissant à chaque transit de nouvelles mutations et de nouvelles surprises. Le résultat est poétique, grotesque, brut et explosif!
N’ayant ni sens de la dramaturgie ni envie de me faire défoncer par mes voisins à coups de déambulateur dans les gencives, je me suis dit qu’il était plus sage de brader mes vieux dessins et peintures.
Donc voilà, même si ça fait pas très glamour, je refourgue à vil prix des gribouillages plus ou moins anciens via ma boutique Etsy. Ça peut faire plaisir et ça me débarrasse. Besoin de faire du vide plutôt que de sauter dedans.
Hikiko Mori 2025
Since I have no sense of drama and no desire to get my neighbours to kick me in the gums with a walker, I thought it wiser to sell off my old drawings and paintings.
So, even if it doesn’t sound very glamorous, I’m selling off old doodles for a pittance via my Etsy shop. It might make people happy and it gets rid of a lot of stuff.