
“Mais là où Val, le petit bonhomme derrière ce gros pavé, nous scie le fion à chaque fois, c’est du côté des surprises techniques.“
BANZAÏ HORREUR
MAD SERIES – 2017
Si l’on parle ici régulièrement de la revue montpelliéraine Banzaï, ce n’est sûrement pas pour fournir une énième preuve que le copinage est toujours de mise dans les chroniques de presse. C’est tout simplement car ce monstre de papier est sûrement la meilleure revue de France en ce qui concerne le rassemblement en ses pages des artistes les plus prometteurs des disciplines graphiques ou écrites. Et ce hors-série là porte de plus très bien son nom, il est consacré à l’horreur, c’est-à-dire la noirceur, les monstres, les difformités et tout un tas d’autres choses que vous pouvez imaginer. Ou pas. Et si d’innombrables jeunes talents se télescopent au sommaire, de grands bonhommes sont aussi là pour rappeler leur attachement à l’underground, en particulier le légendaire Laurent Melki, créateur d’affiches cultes pour des films qui ne le sont pas moins (citons Creepshow, Video-drome, Le Jour des morts vivants ou Freddy par exemple) ou encore le génial Chris Mars dont un joli petit paquet d’œuvres vous mettront une méchante claque sur les rétines.
Comme les précédents, ce numéro est absolument indispensable.
290 pages de luxe, 25 € – banzai-editions.com
Par GED – nawakulture.fr


BANZAÏ HORREUR
MAD SERIES – 2017
If we regularly mention the Montpellier-based magazine Banzaï here, it’s certainly not to provide yet more proof that cronyism is still the order of the day in press reviews. It’s simply because this paper monster is surely the best magazine in France for bringing together in its pages the most promising artists in the graphic and written arts. And this special issue lives up to its name: it’s devoted to horror, in other words darkness, monsters, deformities and a whole host of other things you can imagine. Or you can’t. And while there’s plenty of young talent in the mix, there are also some big names here to remind us of their attachment to the underground, in particular the legendary Laurent Melki, creator of cult posters for films that are no less cult (Creepshow, Video-drome, Day of the Living Dead and Freddy are just a few examples), and the brilliant Chris Mars, whose work will give your retinas a nasty slap in the face.

Like its predecessors, this issue is absolutely essential.
290 deluxe pages, €25 – banzai-editions.com

BANZAI #07
Avec le temps on l’aura compris, dans la grande tradition des véritables revues littéraires de caractère, Banzaï propose – déjà pour la septième fois – un sommaire chargé en littérature sous toutes ses formes : nouvelles, cut-ups, poésie, théâtre, chroniques, billets d’humeur, le tout portant les signatures d’artistes issus de l’underground à plume. Du côté visuel, il y aura aussi de quoi sustenter les yeux avides d’art brut de décoffrage avec des tonnes de dessins pleine page, en noir et en blanc ou en couleurs (ces dernières représentent tout de même cinquante pages sur les deux cents qui composent ce Banz’). Mais là où Val, le petit bonhomme derrière ce gros pavé, nous scie le fion à chaque fois, c’est du côté des surprises techniques. Après les lunettes 3D du sixième numéro qui permirent à maints passionnés de découvrir des œuvres graphiques troublantes, voilà que cèst maintenant le calque ombro qui est inclus, un procédé génial qui permet de voir s’animer une partie des illustrations dingues de ce numéro. Inventif, ludique, et farouchement indépendant, Banzaï ne devrait pas passer au travers des paluches gourmandes ! Par GED – nawakulture.fr
“But where Val, the little guy behind the big book, saws our asses off every time is in the technical surprises.“
BANZAI #07
As time goes by, in the great tradition of genuine literary magazines with character, Banzaï – already for the seventh time – offers a contents list loaded with literature in all its forms: short stories, cut-ups, poetry, theater, chronicles, mood bills, all bearing the signatures of artists from the feathered underground. On the visual side of things, there’s also plenty to feast the eyes of those eager for art brut de décoffrage, with tons of full-page drawings, in black and white or in color (the latter making up fifty of the two hundred pages that make up this Banz’). But where Val, the little guy behind the big book, saws our asses off every time is in the technical surprises. After the 3D glasses of the sixth issue, which allowed many enthusiasts to discover some disturbing graphic works, now the ombro layer is included, a brilliant process that allows us to see some of this issue’s crazy illustrations come to life. Inventive, playful and fiercely independent, Banzai shouldn’t be missed by greedy palates!

ressource > nawakulture.fr

BANZAI #07
Meşhur edebiyat dergileri literatüründeki yerini şimdiden garantilemiş olan Banzai, edebiyatın bütün dallarından hayli yüklü bir içerikle yeniden bizlerle, bunu önceki sayılarında da yaptı : Hikayeler, cut-up’lar, şiir, tiyatro metinleri ve mektuplar, okuyucuları sarsacak mizah yüklü makaleler, hepsi de birbirinden değişik yeraltı sanatçılarının imzalarıyla. Görsel açıdan ise Banzai çıkınında ne varsa çıkarıp aç gözleri doyurmaya hazır tam 50 sayfa boyunca bir ton desen (siyah-beyaz / renkli) tamamı ise 250 sayfa. Öyle ya da böyle, kaldırım taşlarının altındaki küçük adam her defasında taşı gediğine koyuveriyor; süprizlere hazır olun ! Geçen sayıdaki 3D gözlüklerden sonra, sanata tutkun herkes bu sayıyla birlikte le calque ombro‘yu da keşfedecek (Bir desenin üzerine şeffaf bir sayfa koyarak, hareket ettirip yeni bir desen üretme tekniği), bu harika, yaratıcı, çılgın, oyunbaz ve tamamiyle serbest yöntemle çizimlerin yeniden canlandığına tanıklık edeceksiniz!
> banzai-editions.com

Arnus’un Korku Dolu Mizahı
Popüler kültür ve onun çarpıklığını esprili bir dil kullanarak çizimlerine yansıtan Arnus’un kendisini “1982’den beri berbat bir illüstratör” olarak tanımlaması, onun hem korkunç hem de değişken karakterler arasında hareket eden espri anlayışının da bir parçasıdır. Figürleri ve ikonografisi, çocuksu temaları olduğu kadar popüler kültürümüzde bilinen kahramanları ve canavarları da yansıtır. Alice Cooper, Batman gibi karakterlere bir kaç şeytan tüyü dikmesi, hem bu yansıma, hem de esprili dili hakkında fikir verir bizlere. Aynı zamanda sanatçı, kendini de bu karakterlerin dünyasına ait biri olarak görmekten çekinmez.


The Humorous,
Horror-Filled Illustrations of Arnus
by Andy Smith / hifructose mag
‘Using pop culture and his distinct distortion of scale, artist Arnus crafts humorous, engrossing illustrations. His self-description as an “Ugly illustrator since 1982” offers a hint at his sense of humor, moving between both terrifying and playful characters. These pop characters include Alice Cooper, Batman, and a slew of smiling demons. Many of his figures and iconography seem to specifically reflect on themes of childhood, and the heroes and monsters that emerge out of those reflections. The hand-drawn nature of his works adds to that playfulness.’

Banzaï Hors – Série Ovni
Mad Series – 2016
Avec leur tronche bizarre et les infâmes gargouillis qui leur servent de langage, avec cette étrange façon de se déplacer entre le crabe ivre et le dragon de Komodo, ces gros sourcils qui couvrent leurs yeux globuleux et heureusement aussi quelques furoncles prêts à éclore, c’est vrai qu’ils ne ressemblent à quasiment rien d’humain, les gens du staff de Banzaï.
Mais les sagouins s’y entendent pour caresser les yeux des innocents munis au préalable d’un petit billet de 20. Car il y a du beau monde au sommaire, que ce soit au niveau graphique (qui prend le dessus dans ce hors-série) ou au niveau écrit. Mais comme les noms des artistes réunis ici s’écrivent avec des caractères qu’on ne trouve pas sur le clavier humain, nous suggérons aux curieux de grimper dans la prochaine soucoupe et d’aller jeter qui un œil, qui un tentacule sur le site internet officiel (banzai-editions.com) de la revue montpelliéraine qui crie très fort malgré un couteau bien serré entre les dents.

Et puis bon, niveau couv’ y avait déjà eu du costaud sérigraphié sur les précédents (cherchez donc sur ce site le mot Banzaï, triples buses !) mais il faut avouer qu’avec celle-là ils ont fait fort, et que même si un jour tu paumes ton mag’, tu le retrouveras même nuitamment car il a été rendu phosphorescent, rapport à l’application d’un procédé chelou qui glougloutait diablement dans les laboratoires de la team. Sidérant !
172 pages dont plein en couleurs sur papier de luxe et puis aussi des bonus fendards à trouver dans le blister, 20 € – 300 copies numérotées. Par GED – nawakulture.fr
